Le travail migrant, l’autre délocalisation : un livre essentiel sur l’exploitation invisible
Dans Le travail migrant, l’autre délocalisation (2024), Daniel Veron explore comment la surexploitation des travailleurs migrants constitue une forme de délocalisation sur place, permettant aux entreprises de réduire leurs coûts tout en gardant une main-d'œuvre paraissant indispensable mais vulnérable. À travers une analyse sociologique approfondie, l’auteur révèle la complexité des statuts légaux, la précarité croissante, et l’impact de ces pratiques sur les conditions de travail dans des secteurs clés comme le bâtiment, la restauration ou le nettoyage. Cet ouvrage offre une lecture essentielle pour comprendre comment le capitalisme moderne construit un « infra-droit » pour exploiter la force de travail migrante, tout en proposant des pistes pour la lutte pour l’égalité des droits.
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