C’est l’histoire d’une journée dans la maison d’Arnolphe, ce tuteur qui aime et veut épouser sa pupille, mais qui, pour qu’elle reste bien à lui, l’a éduquée dans l’ignorance et l’isole du monde.
La douce Agnès, que Frédérique Lazarini a choisi de faire évoluer, sous caméras de surveillance, dans une scénographie qui lui refuse toute intimité, viendra réclamer, saisie par son désir pour Horace, à la fois sa délivrance et l’éducation dont elle a été privée.
Cette version de la pièce, aux interprétations inépuisables, explore la complexité des liens amoureux sans en négliger ni les beautés ni les abus et montre le pouvoir libérateur de l’amour.
Et, face à ces dispositifs scénographiques et vidéos, on ne peut que se demander où en sont nos propres libertés.