Après les médias audiovisuels, l’Observatoire des médias sur l’écologie dévoile la couverture de l’urgence environnementale dans la presse française.
Depuis un an et demi, l’Observatoire des médias sur l’écologie (OME) mesure le traitement des enjeux environnementaux à la radio et télévision françaises. Le résultat est inquiétant : seulement 5 % du temps d’antenne leur est consacré, et plus de 500 fake news ont été diffusées sur la période janvier-août 2025. Paradoxalement, 59% des Français considèrent les médias traditionnels comme des sources fiables pour s’informer sur le changement climatique (Fondation Descartes, Information climatique : Évolution des perceptions des Français, janvier 2026).
Progressivement, la “trumpisation” du débat public et la contestation des faits scientifiques se diffusent en France, décuplées par le rôle de l’IA et des ingérences étrangères. Peu à peu, notre réalité commune s’effrite et la démocratie vacille. Pourtant, malgré le backlash politique et médiatique sur l’écologie, les Français restent mobilisés : 72% se déclarent inquiets concernant le changement climatique. Plus de six personnes sur dix estiment que les actions publiques sont insuffisantes (ADEME).
Dans ce contexte, la presse écrite reste un vecteur d’information et d’influence majeur, capable de sensibiliser l’opinion publique sur les enjeux de long terme comme le changement climatique.
Au cœur des territoires, la presse quotidienne régionale est en première ligne : elle couvre les crises environnementales là où elles sont déjà visibles, tout en braquant les projecteurs sur les initiatives locales pour y répondre. Elle constitue par ailleurs un puissant levier d’engagement démocratique : 87 % des lecteurs assidus de médias locaux votent à chaque élection (Fondation Jean Jaurès).
Mais dans les faits : comment la presse raconte-t-elle les crises environnementales et les solutions pour y faire face ? Tous les éditeurs accordent-ils la même place à ce sujet ? Les territoires sont-ils égaux face à l’accès à l’information sur la transition écologique ?
Le consortium de l’OME est porté par : Plus de Climat dans les Médias, Data for Good, Eleven Strategy, Expertises Climat, Mediatree, QuotaClimat, Eclaircies et Science Feedback.
Les analyses sur la presse écrite ont été rendues possibles grâce au soutien du dispositif “Alternatives vertes 2” de France 2030, opéré par la Banque des territoires, et de l’ADEME.