Le «
Symptôme » est ici la manifestation visible d’un malaise sociétal
profond, celui d’une génération écartelée entre l’héritage d’une imagerie
simplifiée (les cartoons, la pop culture) et la complexité brute d’un monde en
crise (identité, environnement, vanité numérique).
Les
séries :
A. Le
Déstructuralisme Figuratif : Morphologie de la Crise
Le Déstructuralisme
Figuratif n’est pas une simple hybridation, mais un protocole
d’altération. L’artiste soumet le modèle classique à une déchirure
programmée, superposant l’anatomie classique à des fragments de figures
burlesques. Ces «fragments d’une nouvelle histoire» attestent de la porosité
des frontières entre l’allégorie et le quotidien numérisé.
La figure émerge ainsi comme un palimpseste psychologique, révélant
les strates de l’aliénation et de la reconstruction identitaire.
B. La
Réflexion Sociale : Le Bestiaire Contemporain
En contrepoint,
la série des Réflexions Sociales élargit le propos au domaine
de l’observation sociologique. Elle utilise le bestiaire comme opérateur
d’allégorie pour décrypter les mécanismes de la vanité, de la
consommation et de l’anxiété collective. Ces compositions, souvent saturées et
ironiques, fonctionnent comme des vanités modernes, où le caractère
burlesque des figures souligne l’absurdité des dynamiques sociales
contemporaines.