Oscillant entre slow journalism, poésie et préoccupations environnementales, les images documentent la manière dont la crise climatique s’inscrit dans le paysage grec et mettent en lumière les liens entre l’activité humaine et le monde naturel. Elles interrogent également la manière dont les médias contribuent à notre perception du monde.
Les sécheresses interminables, les vagues de chaleur caniculaire et les vents violents redéfinissent les rythmes climatiques et les paysages du bassin méditerranéen, une terre qui se réchauffe à un rythme plus rapide de 20 % que la moyenne mondiale. Ces phénomènes, que les scientifiques nomment une « nouvelle réalité », induisent des conditions propices aux incendies de forêt.
En Méditerranée orientale, foyer de cette transformation, la Grèce – souvent vue comme un havre estival insouciant – est située au cœur du tumulte de ce changement climatique.
À travers le premier chapitre de New Reality, l’exposition scrute le paysage grec après les ravages des incendies récents (2021-2024). Ces photographies, tout d’abord commandées par la presse internationale, prennent une nouvelle forme dans la galerie, en étant mis en dialogue avec des archives et des textes à travers un journal, ainsi qu’avec une série de « cartes postales de catastrophe ». Ensemble, elles appellent à une réflexion sur la désertification croissante, l’ombre d’une urgence climatique qui se dessine chaque jour un peu plus, tout en interrogeant les choix politiques qui déterminent la prévention et la gestion de cette crise.
En écho, et dans une démarche plus expérimentale, les œuvres de Alongside the River proposent une méditation sur la durabilité et la place de l’eau dans le fragile équilibre écologique d’aujourd’hui. En suivant le fleuve Aóos, l’un des derniers cours d’eau sauvages des Balkans, le projet explore la rencontre de la géographie, de l’histoire, de l’écologie et de la présence humaine, célébrant des modes de vie qui brouillent la frontière entre les mondes humain et naturel.
L’exposition est organisée avec le soutien de : Hans Lucas
À propos de la photographe
Pénélope Thomaidi (née en 1984) est une photographe grecque, formée aux Beaux-Arts et au désign graphique et actuellement basée à Athènes. Son travail, qui part de la tradition documentaire, explore la relation entre les individus et leurs territoires à travers des projets de longue durée, ancrés dans la recherche, qui abordent des problématiques environnementales et sociales, avec un intérêt particulier pour la mémoire, l’autodétermination et la résistance.
Penelope détient un Master en Production et Recherche Artistique de l’Université de Barcelone et est diplômée de la formation Photo Documentaire Créative et Photojournalisme par Magnum Photos et Spéos. Membre de l’agence Hans Lucas, elle collabore avec la presse, des institutions photographiques et des programmes éducatifs.
VERNISSAGE le mardi 27 janvier de 18h à 21h