Projection de En remontant la rue Vilin, court‑métrage de Robert Bober (France, documentaire, 48 min, Centre audiovisuel de Paris, la Sept-Arte, VF films production, INA, 1992).
Il y a 50 ans, Georges Perec (1936-1982) publiait W ou le souvenir d’enfance, « le récit fragmentaire d’une vie d’enfant pendant la guerre ». C’est également en 1975 que Perec rencontre Robert Bober chez des amis communs. Ils partagent des origines juives polonaises et une expérience d’enfants cachés pendant la guerre. Leurs intérêts et réflexions se nouent autour de la mémoire, de l’exil et de la judéité. Cinq ans plus tard, leur amitié se cristallise autour de la réalisation de Récits d’Ellis Island. En 1992, 10 ans après la disparition de Perec, Bober lui rend hommage avec En remontant la rue Vilin, film qui arpente la rue parisienne où son ami a passé les six premières années de sa vie et où la mère de Perec, assassinée à Auschwitz, tenait un salon de coiffure.
En présence de Robert Bober, réalisateur et écrivain.
En conversation avec Michèle Tauber, professeure au département d’études hébraïques et juives de l’université de Strasbourg.