De marées en deltas, de rivières en glaciers, il est question de remplissage, barrages, turbines, mais surtout de toutes les violences liées à la production d’énergie. Et se pose alors la question fondamentale de la puissance hydraulique des larmes.
Dans NIAGARA 3000, la force hydraulique et les larmes sont les éléments moteurs de Pamina de Coulon. Tout en part et tout y revient. Elle fait ainsi de sa visite aux chutes du Niagara, ce site tout à la fois merveille du monde naturelle et immense infrastructure techno-industrielle, la source d’un monologue-fleuve rapide et tumultueux, dans lequel elle nous emporte dans le tourbillon de sa pensée.
D’un sujet à l’autre, de digressions en révélation, elle ose de nombreux grands écarts pour mieux articuler de nombreux points brulants de notre époque et nous proposer une manière de s’en saisir à notre hauteur.
Des larmes, de la rouille, des lits de rose, des vies multiples et des pratiques qui nous engagent dans les milieux où l’on vit, voici tout ce que l’autrice et performeuse convoque, mêlant avec force le grave et le rire. Ainsi donc est né, pour la citer, cet « essai parlé post-ironique et pro-bougies ».