Un mois s’est écoulé depuis la disparition de D’Angelo, et son influence sur la scène néo-soul demeure incontestée.
D’Angelo, légende néo-soul et sex-symbol iconique

Un mois s’est écoulé depuis la disparition de D’Angelo, et son influence sur la scène néo-soul demeure incontestée. Si nos lecteurs ont déjà validé l’ampleur de cet événement, il est essentiel de rappeler à quel point l’artiste a redéfini les contours d’un genre, imposant plus d’introspection, de sensualité, et d’envergure musicale à la soul contemporaine.
Architecte d’un courant musical
D’Angelo a posé avec “Brown Sugar” (1995) les fondations d’une néo-soul hybride et élégante, alliant groove organique, héritage gospel et audace rythmique. Son second album “Voodoo” (2000), fruit de la constellation Soulquarians, assied ce leadership grâce à une palette sonore qui inspire toute une génération et encourage la réinvention de la musique noire.
Le clip qui a fait sa légende
Mais le mythe D’Angelo repose aussi sur une image devenue culte, incarnée par le clip “Untitled (How Does It Feel)”. Lors de sa sortie, le clip bouleverse les codes : un plan unique sur le corps du chanteur, presque nu, une intensité rare et une sincérité troublante. Ce geste artistique propulse D’Angelo au statut de sex-symbol international, créant à la fois fascination et controverses, mais offrant à la néo-soul une représentation visuelle forte de l’intimité et du désir.
Le retentissement du clip fut tel qu’il a renforcé l’image de légende de D’Angelo, tout en contribuant à la notoriété grand public de l’album “Voodoo”. Derrière ce succès, l’artiste a vécu difficilement cette surexposition, préférant se retirer de la scène et questionner constamment les rapports entre image, authenticité et musique.
Une empreinte qui ne s’efface pas
Depuis, tant d’artistes et de fans reconnaissent la dette qu’ils ont envers son œuvre. D’Angelo incarne l’essence de la néo-soul : une musique profonde, sensuelle et sincère, dont chaque morceau demeure à la fois classique et intemporel. Sa capacité à fusionner émotion brute, virtuosité et introspection reste le modèle absolu pour les nouvelles générations.
Aujourd’hui, l’héritage de D’Angelo vit encore, au cœur de playlists, des dîners et des nuits contemplatives de mélomanes. Son image, façonnée par “Untitled (How Does It Feel)”, reste un symbole absolu du pouvoir de suggestion et de la sensualité en musique.









