Le Salon de la Photo 2025, organisé à la Grande Halle de la Villette à Paris, s’est imposé comme une retraite créative où l’industrie de la photographie a repensé ses enjeux, mêlant passion, innovation et durabilité.
Salon de la Photo 2025 : renouer avec le temps, innover avec conscience

Le Salon de la Photo 2025, organisé à la Grande Halle de la Villette à Paris, s’est imposé comme une retraite créative où l’industrie de la photographie a repensé ses enjeux, mêlant passion, innovation et durabilité.
Invitée par Graine de Photographe, la référence des ateliers et cours photo en présentiels, Zanatane a pu rencontrer la communauté des photographes et explorer un univers plus organique et responsable, où l’appareil photo devient un outil de ralentissement du temps et d’approfondissement du regard. Voici les principaux enseignements de cette édition.
Expérience immersive & rencontres
Le programme a proposé de multiples conférences et ateliers pour tous les niveaux : architecture Fine Art, photojournalisme, portrait, techniques d’exposition, photographie nocturne et street photography. Chaque journée a eu ses temps forts, animés par des photographes professionnels. Les exposants ont ouvert la voie à une pratique accessible, où la manipulation, le test du matériel et la créativité étaient au premier plan, accompagnés par des marques leaders du secteur (Sony, Canon, Leica, Nikon etc.).
Expositions marquantes
L’exposition majeure mettait à l’honneur l’Italie à travers la collection Contrasto, mêlant classiques et approches contemporaines, mais aussi les lauréats du Sony World Photography Award et le poignant Prix Bayeux des correspondants de guerre, offrant une réflexion profonde sur les enjeux du monde actuel et ses tensions.
Deux photos en particulier, celles de Mahmud Mahm et de Véronique de Viguerie, nous ont interpellé le regard en nous invitant à la méditation sur les conflits majeurs contemporains.
Art de la composition
Les ateliers dédiés à la composition photographique, guidés par Antonio Gaudencio, ont rappelé que la vraie force d’une image vient d’une approche incarnée : raconter sans mots, hiérarchiser les plans, rechercher la lumière qui exprime l’émotion et dépasser les règles classiques au profit d’un style personnel et authentique. La notion de « photographie habitée » a été centrale, valorisant la sincérité au-delà des tendances sociales.
De son côté, Graine de Photographe a animé plusieurs ateliers pratiques et riches en enseignements : initiation à la photo argentique pour les amateurs désireux de renouer avec les techniques traditionnelles, exploration de la street photography avec Jean-Christophe Béchet pour apprendre à saisir l’instant authentique en milieu urbain, perfectionnement en photographie de nu avec Neil Snape alliant maîtrise de la lumière et communication avec le modèle, ainsi que des sessions dédiées à la photographie de portrait avec Arnaud Baumann privilégiant une approche artistique et humaine. D’autres ateliers ont couvert la maîtrise de la lumière naturelle et artificielle avec Guillaume Lemaire, offrant une compréhension approfondie pour sublimer ses images dès la prise de vue jusqu’à la retouche. Ces ateliers ont ainsi enrichi l’expérience immersive du salon, mettant en avant à la fois la technique, la créativité et la sensibilité.
Enjeux RSE et éco-conception
Le salon a illustré la transition vers une photographie « Slow Tech » et « Slow Photo » à travers une démarche RSE structurée autour de la durabilité, de l’accessibilité et de l’inclusion (le groupe SOS Solidarités a permis de rendre le salon accessible aux visiteurs mal-voyants et au non-voyants). L’industrie intensifie la production de produits sobres, intuitifs et durables, conciliant innovation et simplicité avec, par exemple, la charte de la photographie animalière IFAW. De nombreux exposants ont présenté des appareils et accessoires éco-conçus, des solutions d’impression à faible impact et des ateliers dédiés à l’éthique du regard, illustrant une transformation profonde du secteur.
Vu par Zanatane : Reprendre le rythme
La photographie, dans l’ère de l’instantanéité et de la fast fashion, se révèle comme une chance unique de ralentir. L’appareil photo devient le moyen de reprendre le temps, de saisir la subtilité du monde dans tous ses contrastes, loin de l’accumulation algorithmique. Ce salon répond à la nécessité de renouer avec une humanité plus organique, de mettre en avant des pratiques responsables, quelque part plus artisanales et esthétiques.
Réponses aux attentes
L’édition 2025 a incarné une approche Slow Tech et Slow Photo, propice à photographier en pleine conscience, à travers des ateliers, conférences et innovations pensées pour une pratique naturelle et réfléchie, sans renoncer à l’innovation, notamment lors des présentations des objectifs Sony Zoom Standard G Master, plus légers et performants.
La mise en avant de produits éco-conçus et d’ateliers sur l’art responsable s’est aussi traduite par l’ouverture d’un espace dédié aux acteurs engagés dans une économie circulaire du secteur photographique.
Au final, l’industrie photographique, portée par les exposants et intervenants du Salon 2025, a sublimé le geste photo comme vecteur de sens, d’engagement et de transformation créative dans un monde aussi complexe que turbulent.








